Quand la passion reprend le volant : portrait de Maxime Aparicio
- Clara Chion
- il y a 1 jour
- 6 min de lecture
À 34 ans, Maxime Aparicio s’impose comme un profil complet : entrepreneur ambitieux et compétiteur pur. À la tête d’un parc de loisirs en plein développement, il applique au business les mêmes standards que sur la piste : exigence, engagement total et culture du résultat.
Né dans l’univers du sport automobile, il découvre très tôt la compétition en karting, porté par l’héritage familial et la passion transmise par son père, ancien pilote passé notamment par le Paris-Dakar. Mais son parcours bascule à l’adolescence après un grave accident. Loin de l’éloigner du sport, cet épisode forge son mental et sa capacité à rebondir.
Il se reconstruit alors au plus haut niveau du Laser Game mondial avant de revenir à ses premières amours, le sport auto, avec la même détermination. Aujourd’hui engagé avec VSF Sports Racing en Ligier European Series, Maxime revient avec un objectif clair : performer et jouer les premiers rôles. Portrait d’un compétiteur qui ne renonce jamais.

Bonjour Maxime, tu es un tout nouveau membre au sein du team VSF Sports Racing, pourrais-tu te présenter et nous présenter ton parcours en quelques mots ?
Bonjour, Maxime, 34 ans, chef d’entreprise dans le monde du loisir. J’ai toujours baigné dans le sport automobile de par mon père. J’ai commencé très jeune dans le karting où ça a plutôt bien marché pour moi, malheureusement cette aventure s’est arrêtée prématurément suite à un grave accident à l’âge de 16 ans. Cet accident a provoqué ma sortie du sport auto. Quelques années plus tard et hasards de la vie, j’ai découvert le Laser Game et je suis vite devenu joueur
pro. Résultat : 3 fois champion de France, 4 fois champion d’Europe et j’ai terminé 2ème sur le classement général mondial. Grâce à ces résultats sportifs et les rencontres au cours de mon parcours sportif, j’ai pu ouvrir mon centre de Laser Game en 2015. J’ai arrêté cette aventure de joueurs pro en 2019 pour continuer à développer mon activité. Au cours des dernières années j’ai pu accueillir des compétitions -championnats de France et Européen - au sein de mon établissement de Laser Game.
Au fur et à mesure, j’ai su quoi créer et développer mon offre loisirs en fonction de mes différents voyages, mes rencontres et ma vision. Aujourd’hui, c’est un Laser Game, un Bowling et une piste de Kart Indoor électrique qui composent mon offre.
Après 10 ans en karting, ton succès en tant que joueur de Laser Game et ton esprit de compétition, tu te lances dans un nouveau défi. Tu as récemment eu l'occasion de tester la Ligier JS2 R, quels ont été tes ressentis ?
J’ai eu de très bons ressentis, j’ai eu l’opportunité de tester la JS2R sous des conditions particulières … la neige à Magny-cours ! Du coup, cela ne m’a pas permis de la manier à 100% de ses capacités mais on sentait clairement le potentiel.
La voiture est très saine, pas piégeuse, plaisante et facile à prendre en mains selon mes ressentis. La Ligier JS2R est à mon sens, plus agile par rapport à la 420R Caterham. Le must du confort en termes d’installation toujours en comparaison à ma saison passée (rire, ndlr).
Qu'est ce qui a fait le déclic pour signer avec VSF Sports Racing ?

C’est surtout mon co-équipier et ami Anthony, qui m’a fait connaitre VSF. Pour l’anecdote Anthony a été mon tout premier client du karting, il était là le jour de l’ouverture et de l’inauguration. C’est une personne qui m’a touché et avec qui j’ai des valeurs communes. C’est pour ces raisons que je l’ai suivi et que je me suis d’ailleurs remis dans le sport automobile !
Quand Anthony m’a parlé de ce projet, j’ai aussi analysé l’écurie et le team. Une écurie qui a joué la victoire l’an dernier alors que vous veniez de rentrer dans le championnat, une équipe technique compétente, des voitures qui ont toujours bien roulé, puis le team manager Steven. Tous ces éléments n’ont fait que renforcer notre projet et nos convictions de tenter l’aventure au sein de VSF Sports.
Tu as déjà été dans le meilleur niveau de karting mais malheureusement suite à un grave accident sur la saison 2008, tu as du lever le pied sur le sport automobile. Aujourd'hui c'est un nouveau défi en Ligier European Series. Qu'est ce qui t'a attiré dans ce championnat ?
Ce qui m’a plu c’est le côté « pro », le support de l’ELMS avec de la structure et le moyen d’évoluer au sein du championnat, l’encadrement proposé. Après mon expérience en Caterham, j’avais besoin de m’essayer dans un championnat plus structuré, avec des règles et un environnement clair dans lequel évoluer et performer. Ce sont des valeurs très importantes pour moi et que j’intègre pleinement à ma vie perso et pro, le respect, la justice et la performance.
Peux-tu nous résumer en quelques mots ton palmarès/parcours pilote ?
J’ai débuté par le Karting, à 10 ans je roulais de manière officielle pour la première fois. En 2008, mon accident m’a fait déposer le casque et les gants pour enfiler mon plastron et prendre mon arme au Laser Game …
Mais plusieurs années plus tard, la passion et le coup de volant sont toujours là, grâce à Anthony, je remets le pied dans le sport automobile en reprenant dans la catégorie Caterham Roadsport. Je parviens à gagner cette saison. Puis l’an dernier je me lance en 420R, la catégorie reine ! Dès la 1ère course je réussi à me positionner en pôle. Je fini par être, un peu l’homme à abattre … je me suis retrouvé au cœur d’actes incivils et de manque de fair play sportif. Je fais toujours les choses à 200%, si je m’engage c’est pour tout donner et ne rien regretter.
Ces deux années, m’ont permis de valider que la passion pour le sport automobile est toujours bien présente. Et peut-être même d’autant plus, que je découvre de nouveaux championnats, de nouveaux challenges qui me permettent de progresser dans ce sport !

Comment en es-tu venu au sport auto ? Qu’est-ce qui t’a donné le goût ?
Depuis ma plus tendre enfance … Je crois que j’ai une photo où je ne dois avoir que deux ans et je suis sur les genoux de mon père qui me met le casque ! J’ai toujours baigné dans la passion du sport automobile.
Et c’est Anthony qui m’a remis le pied à l’étrier et m’a poussé à reprendre le volant en 2024.
Je suis reconnaissant et je réalise la chance de rouler à haut niveau avec l’un de mes meilleurs amis !
Que fais-tu quand tu n'es pas pilote ?
Je gère un parc de loisir, ouvert il y a 11 ans. Aujourd’hui nous sommes 43 et nous serons 70 à la fin de l’année. En effet, j’agrandis d’ici fin d’année sur ma structure d’Antibes, où il y aura, une plaine de jeu, un minigolf et une salle de billard.
Quel est le meeting/circuit sur cette saison que tu attends le plus impatiemment ?
Le Mans sans aucune hésitation. J’avais déjà roulé sur le circuit Bugatti en FunCup, pour l’ouverture des 24h. Ce sera la première fois de ma vie que je vais pouvoir rouler et tenter d’atteindre le podium sur un circuit légendaire.
Sinon, j’ai mon circuit de cœur : Le Castellet, car c’est la maison et une histoire personnelle, j’ai eu ma première victoire là-bas.
Une anecdote de tes années pilotes ?
En septembre dernier à Valencia (Valence - Espagne), je roulais en 420R, je suis arrivé sur le week-end malade. J’avais consulté avant de venir et on m’avait dit que ce n’était qu’une mauvaise toux. Je ne savais pas ce que j’avais avant la fin du week-end mais j’étais extrêmement mal. Je prends le départ d’une course très musclé, un concurrent me percute alors que j’étais dans les premières places je repars à la 40ème place pour finir la course à la 12ème. Je ressors de la voiture à plus de 40 de fièvre, je n’ai été pris en charge qu’à mon retour en France où on m’annonce que j’ai une grave pneumonie, plus de 80% de mes poumons impactés suite à un COVID qui a mal tourné. Voilà une anecdote qui m’a marqué sur ces dernières années.

Enfin, la classique ! Quels sont tes objectifs et ambitions cette année ?
De n’avoir aucun regret, toujours donner le maximum pour faire le meilleur résultat. Et évidement gagner !











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